Compte-rendu de la réunion du Comité du 10 mars 2012

Le bureau des Jeunes libéraux-radicaux genevois s’est réuni le samedi 10 mars pour une séance ouverte aux membres. Il en est ressorti les points suivants :

  • Les JLRG se concentrent actuellement sur deux projets d’envergure, qui seront présentés aux membres dès que possible ;
  • La prochaine assemblée générale aura lieu le 19 avril dès 19h00 au siège du PLR. Une convocation sera envoyée aux membres début avril et l’ordre du jour comprendra notamment la prise de position des JLRG concernant les objets soumis à votation le 17 juin ;
  • Le projet de parrainage présenté aux membres avance, plus d’informations seront disponibles prochainement sur le sujet.
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Le livre vaut mieux qu’un prix unique

«La loi sur le prix du livre va permettre de faire baisser les prix et de sauver les petites librairies.»

Parfait !

Le but est bon, c’est vrai. Mais cette loi ne va pas l’atteindre. Comment imaginer qu’une loi qui donne aux importateurs le pouvoir de fixer le prix de la plupart des livres vendus fasse baisser ces mêmes prix ?

M. Prix les y forcera, non ?

M. Prix ? Il a déjà déclaré que «les fausses promesses des partisans du prix unique concernant des prix plus bas resteront de l’ordre du rêve pour les consommateurs». Ca m’étonnerait qu’il y puisse grand-chose.

Il n’y a donc pas de solutions, on reste comme ça et on continue de payer nos livres deux fois plus cher qu’en France ?

Non, la COMCO…

…la COMCO ! On a vu plus efficace !

Oui, et d’ailleurs tu n’es pas le seul à l’avoir remarqué. Le Conseil fédéral également, et la modification de la loi sur les cartels qu’il a proposé au parlement prévoit l’instauration d’un Tribunal fédéral de la concurrence, qui aura plus de moyens pour briser les cartels. Si le prix unique est refusé, l’action des autorités de la concurrence contre le cartel des importateurs reprendra rapidement.

Parce qu’il y a un cartel du livre ?

Oui, au niveau des importateurs et des diffuseurs. Actuellement, un libraire ne peut pas acheter ses livres directement chez l’éditeur à Paris, mais il doit passer par un intermédiaire, l’Office du livre ou Diffulivre par exemple, qui les importent.

Où est le problème ?

Le problème, c’est que ces deux sociétés qui représentent l’écrasante majorité du marché de l’importation appartiennent au même groupe, Hachette. Payot aussi, d’ailleurs.

Ca commence à faire beaucoup…

Pratiquement toute la chaine du livre en Suisse romande appartient en fait à Hachette. Ils restent notamment les petits libraires, bien sûr.

Que la loi sauvera !

Je crains fort que non. Regarde la France, qui connaît un prix unique : le Syndicat national de l’édition prévoit que 1’000 libraires indépendants vont fermer d’ici 5 ans, alors qu’il y a déjà deux fois moins de librairies par habitant qu’en Suisse.

Mais qui fixe les prix actuellement ?

Les importateurs. Ils achètent les livres en euros et les revendent en francs suisses, en appliquant un taux de conversion bien à eux. Et comme pour tout cartel, chacun se tient afin d’empêcher une baisse des prix. Les libraires indépendants et les lecteurs en font les frais, alors qu’Hachette s’enrichit.

C’est la loi du statu quo, alors ?

Exactement. Et pour que les choses changent enfin vers le mieux, il est d’abord nécessaire de refuser cette mauvaise loi.

Gregory von Niederhäusern

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Les Suisses ne sont pas des vaches à traire !

Depuis trop longtemps les Suisses paient beaucoup trop cher les produits importés par rapport à leur prix d’origine. Il faut que ces inégalités disparaissent et que les importateurs cessent de prendre les portemonnaies suisses pour des vaches à traire !

Les Jeunes libéraux-radicaux suisses ont récolté les 50’000 signatures nécessaires afin que le peuple suisse puisse se prononcer sur la Loi sur le prix unique du livre (LPL) votée au Parlement en 2011. Les JLRS s’opposent à cette loi principalement pour deux raisons : parce que cette loi fera augmenter dans le commerce suisse le prix des livres déjà bien trop élevé aujourd’hui et parce que contrairement à ce que certains lobbies de la branche du livre défendent cette loi n’offre aucune mesure permettant d’enrayer la fermeture des petites librairies.
Avant tout argumentaire, il convient d’expliquer  brièvement la structure du marché du livre en Suisse. Lorsqu’un texte est rédigé, il est d’abord envoyé à un éditeur qui se charge de la publication. En France, c’est lui qui décide du prix de vente du livre. Le diffuseur se charge ensuite de diffuser le livre sur les marchés économiques nationaux. Lorsqu’un livre du marché français est importé en Suisse, c’est le diffuseur qui en fixe le prix pour le marché helvétique. Le distributeur se charge ensuite de gérer les stocks qu’il fournira finalement à la librairie, dernier maillon de la chaîne avant le consommateur.

Livres français à 80%

En Suisse romande, 80% du marché du livre est composé de livres français importés. Ce sont cinq groupes étrangers (cumulant les fonctions d’édition, de diffusion et de distribution) qui se chargent d’importer ces livres dans nos contrées. Un marché dominé par cinq entreprises, cela s’appelle un cartel. Ce cartel a le pouvoir de décider, par des collusions, du prix en Francs suisses des livres français qu’il importe. C’est ainsi que bien souvent, le lecteur romand découvre sous une étiquette recouvrant maladroitement le prix en Euro que le prix en Francs suisses peut aller jusqu’au double du prix d’origine. Indécent ? Oui, mais normal lorsque l’on sait que seuls trois de ces cinq groupes du cartel d’importation dominent à eux seuls 85% du marché du livre en Suisse romande.

Que propose la loi pour enrayer ce problème ? En votant oui à la Loi sur le prix unique du livre, les Suisses diront oui à l’article 4 de la loi qui indique que «l’éditeur ou l’importateur détermine le prix de vente final des livres qu’il a édités ou importés». Cette disposition est intolérable puisqu’elle cimente dans la législation le pouvoir de la fixation du prix des livres par le cartel d’importation. Le prix des livres augmentera donc, c’est une réalité économique.
Ensuite, les défenseurs de la Loi sur le prix unique du livre brandissent l’argument du sauvetage des petites librairies. Il n’en est rien. Les Jeunes libéraux-radicaux suisses sont convaincus que cette loi ne mettra pas fin aux faillites des petites librairies, au contraire, elle en accélérera le processus. Premièrement, il convient de préciser que la loi ne mentionne en aucun point les petites librairies. Deuxièmement, il est illusoire de croire que les petites librairies bénéficieront, grâce à un prix du livre unifié, un retour dans leur magasin de leur clientèle perdue. La clientèle qui fuit les petites librairies ne fait que suivre les tendances de la consommation nouvelle du livre (achat en ligne, téléchargement de livre sur tablette numérique, etc.). Comprenons une chose : la loi est incapable de verrouiller le développement de l’offre sur internet, on l’a vécu au tournant du XXIe siècle avec l’incapacité des maisons de disque à se convertir vers une offre de la musique sur internet. Il faut ajouter également qu’en France, la Loi Lang sur le prix unique du livre introduite en 1981 n’a pas fait ses preuves afin de réduire la faillite des petites librairies.

Soutenir les petites librairies?

Plus d’un tiers des petites librairies françaises a fermé ses portes depuis, alors que la Suisse compte aujourd’hui encore deux fois plus de librairies proportionnellement, que la France. Si la volonté à la base de la loi était de soutenir les petites librairies, alors il aurait mieux valu développer des moyens capables d’enrayer ce fléau (subventions, baisse de la TVA, etc.).
Les Jeunes-libéraux radicaux prennent à cœur l’argument qui consiste à dire que le livre est un bien culturel et qu’il n’est pas un bien de consommation de base. Cependant, toutes les incitations à la lecture ont pour but d’offrir un accès à la lecture au plus grand nombre de personnes possible, en particulier les jeunes qui lisent de moins en moins. La Loi sur le prix unique du livre achèvera la possibilité pour les librairies d’offrir des rabais allant au-delà de 5%. Cette mesure est une entrave à l’accès aux livres pour les jeunes et les étudiants qui disposent de bourses modestes.

Refuser la loi

Finalement, les Jeunes libéraux-radicaux suisses estiment que si cette loi est mauvaise, il faut la refuser d’abord et répondre à la problématique qu’elle a soulevée ensuite, à savoir lutter contre le prix trop élevé du livre. Dans ce but, les JLRS soutiennent deux démarches réalistes, l’une visant à baisser le prix du livre en Suisse romande, l’autre visant à soutenir les petites librairies. Premièrement, les JLRS saluent l’initiative de la Commission de la concurrence (COMCO) qui a ouvert une enquête en 2005 contre le cartel d’importateurs du livre, mais qui a du suspendre ses travaux lorsque le référendum des JLRS a abouti.

Le président de la COMCO, le Docteur Vincent Martenet, a déclaré récemment que la COMCO rouvrirait son enquête si la loi devait être refusée. Il convient de noter que la COMCO a réussi à casser en partie le cartel d’importateurs du livre en Suisse alémanique en 2007, ce qui a notablement baissé les prix, rendant ainsi ce marché un peu plus libre.

Deuxièmement, les petites librairies pourraient être encouragées à innover afin de se maintenir sur le marché. Aux Etats-Unis l’offre d’impression à la demande d’un catalogue contenant plusieurs centaines de milliers d’œuvres a permis à des milliers de petites librairies américaines de se maintenir sur le marché. Cinq cents librairies ont même ouvert leurs portes depuis que cette nouvelle technologie s’est généralisée dans ces commerces. Prétendre que des solutions alternatives à la mauvaise Loi sur le prix unique du livre n’existent pas est dès lors un acte de mauvaise fois de la part des défenseurs de cette loi qui, il faut le noter au passage, sont presque tous issus des métiers du marché du livre.

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Prise de position sur les votations du 11 mars 2012

Les Jeunes libéraux-radicaux genevois ont pris position sur les votations du 11 mars 2012 lors de leur Assemblée générale du 20 janvier 2012.

 

Initiative populaire « Pour en finir avec les constructions envahissantes de résidences secondaires »

Les JLRG s’opposent à l’initiative populaire demandant une limitation du nombre de résidences secondaires par commune.

 

Initiative populaire sur l’épargne-logement

Les JLRG soutiennent l’initiative populaire pour l’épargne-logement.

 

Initiative populaire du 26 juin 2009 « 6 semaines de vacances pour tous »

Les JLRG s’opposent à l’initiative populaire demandant 6 semaines de vacances par année.

 

Arrêté fédéral du 29 septembre 2011 concernant la règlementation des jeux d’argent en faveur de l’utilité publique (contre-projet à l’initiative « Pour des jeux d’argent au service du bien commun)

Les JLRG soutiennent la règlementation des jeux d’argent en faveur de l’utilité publique.

 

Loi fédérale sur la règlementation du prix du livre (LPL)

Les JLRG s’opposent à la loi fédérale sur la règlementation du prix du livre.

 

Nous reviendrons prochainement sur les raisons qui nous ont poussés à soutenir ou à nous opposer à ces différents objets, notamment en ce qui concerne les six semaines de vacances et le prix unique du livre.

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Communiqué de presse : élection du Conseil fédéral

Le Bureau des Jeunes libéraux-radicaux genevois (JLRG) se réjouit de la réélection de Didier BURKHALTER et Johann SCHNEIDER-AMMANN au Conseil fédéral. Nos félicitations vont aussi à Alain BERSET avec qui nous espérons une collaboration fructueuse. Par son action, le PLR a soutenu la concordance, soit la représentation arithmétique des forces politiques.Nous prenons acte de l’échec remarqué de l’UDC à tenir ses engagements, et nous concluons que cette formation n’est pas digne de confiance. Cela conforte notre scepticisme quant à de futures alliances électorales. Nous pensons par ailleurs que celles-ci rendent la position du PLR illisible auprès de nos électeurs.

Plus généralement, alors que nous défendons un libéralisme teinté d’humanisme, l’UDC brandit la fermeture, le rejet et l’exclusion. Si le parti de Christoph BLOCHER confine à l’agitation et à la manœuvre politiciennes, le PLR s’efforce de trouver des solutions pour notre pays. C’est dans cet esprit que nous souhaitons aborder cette 49e législature.

Le Bureau des JLRG

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Réponse à Alexandra

Malgré la montée des partis extrêmes, l’expérience que je souhaite relater ici me redonne confiance dans la politique et vaut, à elle seule, les dizaines d’heures passées faire campagne. Ainsi, Alexandre Jöhl – mon colistier à qui l’on doit tant – avait posté un article sur son blog traitant de la dépénalisation des stupéfiants, qui est l’un de nos thèmes de campagne. Et voilà qu’une demoiselle prénommée Alexandra commente l’article et, tout en relevant la pertinence de plusieurs de nos points, avance ses doutes par rapport à notre proposition. Sur plus d’une page, elle argumente, raisonne, discute. Je trouve sa démarche honorable à l’heure où la politique se résume à quelques slogans simplistes… C’est ainsi que le débat doit s’inscrire dans une saine démocratie.

Je vous fais donc part de ses interrogations ainsi que de mes réponses. Tout d’abord, elle affirme que l’accès des stupéfiants aux mineurs ne sera pas véritablement restreint car des revendeurs recréeront la situation néfaste qui prévaut aujourd’hui. Nous pensons qu’il est possible de fortement limiter ce transfert en imposant une quantité strictement limitée de stupéfiants vendue par jour et par personne. De plus, ce marché parallèle sera forcément moindre par rapport à celui existant aujourd’hui, de sorte qu’il existera moins de drogue et moins de dealers pour autant de policiers. La pression en sera par conséquent accentuée.

Ensuite, elle pose la question suivante : l’Etat peut-il faire de l’argent sur les stupéfiants alors que les consommateurs en subissent les effets nocifs ? Ma réponse est que la réalité nous impose de faire un choix entre les caisses des mafias ou celle de l’Etat. Ma conviction est faite : il est moralement ô combien plus acceptable que cet argent aille dans les poches de ce dernier !

Elle poursuit en indiquant que la dépénalisation enverrait un mauvais message. Nous considérons que le message envoyé aujourd’hui n’est pas satisfaisant. En effet, le décalage croissant entre le modèle de la loi (la prohibition) et la réalité du terrain (une consommation répandue) décrédibilise l’action de l’Etat. Voir partout la loi bafouée ne peut que nuire à son autorité. Enfin, nous pensons qu’une campagne de prévention massive (notamment dans les établissements scolaires) financée par la taxe sur l’achat de stupéfiants permettrait précisément d’envoyer le message qu’il convient. Aujourd’hui rien n’est fait – ou presque – et cela est regrettable. Nous voulons y remédier pour mieux combattre les stupéfiants !

Grâce à cette mesure pragmatique, nous pourrons combattre les mafias, protéger les jeunes, mettre un terme à la surpopulation carcérale, mieux prendre en charge les toxicomanes et lutter contre l’insécurité. A cet égard, un article du Temps paru ce week-end soulignait que le trafic de drogue pesait sur la qualité de vie des Genevois et constituait l’une de leurs priorités en matière de sécurité. Autant de raisons en faveur de notre proposition.

Bravo encore à Alexandra dont la démarche m’émeut et que je souhaite rencontrer un jour (❤).

Matthias Lanzoni

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La guerre contre la drogue a échoué

Aujourd’hui, malgré la prohibition des stupéfiants, leur consommation demeure très élevée dans notre pays. Les mineurs en ont carrément un libre accès devant leurs écoles et il n’est pas rare de voir des jeunes de 14 ans fumer du cannabis avec les conséquences que l’on sait pour leur développement.

Aujourd’hui, malgré une intense politique de répression, on croise des dealers partout à Genève, des bosquets du Jardin Anglais jusqu’aux bancs de la rue du Mont-Blanc. Des efforts considérables sont déployés chaque nuit pour chasser les shiteux qui, une fois arrêtés, sont immédiatement remplacés par leurs compagnons d’infortune dans un mouvement continu.

Force est de constater que les buts de la politique de prohibition ne sont pas atteints, et que la répression ne peut rien y faire. Pire, des mineurs non-informés des dangers de la consommation de drogue ont accès à toutes les drogues et perdent leur jeunesse à se détruire la santé. Enfin, l’absurde jeu de « chat attrape souris » qui recommence chaque nuit dans nos rues contribue à créer un véritable climat d’insécurité pour les genevois et les personnes de passage dans notre ville.

Qu’on le veuille ou non, la guerre contre la drogue a échoué.

Face à ce constat d’échec, les Jeunes PLR souhaitent ouvrir le débat pour envisager de nouvelles solutions plus pragmatiques. Ils proposent pour ce faire la dépénalisation progressive et réfléchie des stupéfiants.

En effet, vu l’échec de la politique actuelle, il leur paraît urgent de changer de paradigme et de prendre le problème par l’autre bout ; ils souhaitent miser sur la responsabilisation des consommateurs face à leurs actes plutôt que prohiber et réprimer naïvement les acteurs de ce marché dans un effort vain.

Plutôt que de se battre contre les réseaux criminels dans une guerre perdue d’avance, les Jeunes PLR veulent s’attaquer directement à leurs raisons d’être en les privant de ce marché. Ils souhaitent dépénaliser le commerce des stupéfiants pour assécher leurs sources de revenus et assurer un meilleur encadrement sanitaire de la vente des stupéfiants qui permettra par la même occasion d’en limiter véritablement leur accès aux mineurs – comme ce n’est pas le cas aujourd’hui !! Cette mesure aurait également pour conséquence de ramener dans les caisses de l’Etat les centaines de millions qui alimentent aujourd’hui le crime organisé. En outre, l’encadrement du commerce des stupéfiants permettra d’assurer un contrôle des substances mises sur le marché. Enfin, les Jeunes PLR veulent réorienter l’effort vers une prévention active auprès des jeunes (qui a démontré son efficacité) plutôt que de perdre son énergie – et la crédibilité de l’action étatique – à se battre contre des moulins.

Les Jeunes PLR ont conscience que cette mesure ne règlera pas tout. Mais ils ont aussi conscience que l’on ne pourra jamais chasser entièrement la drogue dans notre société et qu’il est temps d’oser briser un tabou, de mener une politique courageuse, plus pragmatique pour plus d’efficacité.

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Le combat des Lumières n’est pas terminé!

Lors de la Journée de Suivi des assises contre l’homophobie organisée par la Fédération Genevoise des Associations LGBT qui se tenait ce mercredi 5 octobre à Uni Dufour, j’ai pu constater à quel point il reste du chemin à parcourir sur la question de l’acceptation sociale des personnes LGBT et des personnes transgenres en particulier. De nombreux conférenciers se sont succédés durant toute la journée pour aborder des thèmes aussi variés que la lutte pour les droits des LGBT, la formation des professionnels de l’éducation ou la vie des familles homoparentales.

En fin de journée, une représentante de Transgender Network Switzerland, l’association faîtière suisse pour les personnes transgenres, a prononcé un discours qui a suscité une vive émotion au sein de l’assemblée. L’intervenante a commencé son intervention par rappeler que l’identité de genre n’est pas nécessairement liée au sexe. En effet, alors que le sexe renvoie à une différence biologique entre hommes et femmes, le genre intègre des aspects psychiques et sociaux sans se limiter à l’aspect biologique.

« En tant que trans, nous devons surmonter les obstacles liés à la peur que génère l’idée du monstre transsexuel » a-t-elle témoigné. Il paraît évident que cette peur irrationnelle trouve ses sources dans le manque de connaissance des gens sur le sujet. Sa souffrance rappelle la nécessité pour la société d’apporter une information claire et dépassionnée sur ces thèmes. Aujourd’hui en Suisse, beaucoup trop de jeunes, au moment de se découvrir une identité de genre, souffrent en silence de ne pas assumer celle auquel leur sexe les a assignés et trouvent dans le suicide la seule véritable façon d’abroger leur mal-être. Cette réalité est préoccupante. L’intervenante a rappelé que les trans ont les mêmes besoins sociaux que n’importe quel être humain et qu’il était par conséquent urgent de travailler à leur bonne intégration sociale. Malheureusement, trop souvent encore, la société les rejette car leur existence même choque la conscience des gens que la différence dérange. La société a le devoir de reconnaître la réalité transgenre pour mieux intégrer les personnes concernées et leur épargné un inutile mal-être existentiel.

« L’Etat au travers de ses lois, les administrations au travers de leurs pratiques, tout comme les privés participent à compliquer et à précariser nos existences. […] Les personnes trans ont besoin d’évoluer dans une société qui leur renvoie une image positive d’elles-mêmes, une société qui prône la tolérance et les protège contre les préjugés et la discrimination. » a-t-elle affirmé. Une société libérale doit reconnaître les individus tels qu’ils sont. Le droit doit accompagner les individus dans leur aspiration à un libre épanouissement et non tenter de les corriger selon une norme toute relative. En tant que libéraux, nous devons toujours placer le respect de la dignité humaine comme première des valeurs et combattre tous les outrages qui lui sont faits.

Or, j’ai été choqué d’apprendre qu’aujourd’hui en Suisse, les personnes transgenres sont obligées de subir des opérations de stérilisation pour obtenir un changement de prénom ou d’état civil. Cette mesure est contraire au droit à l’autodétermination; elle constitue une violation flagrante des droits de l’homme et un outrage inacceptable à la dignité des personnes. Par analogie, le fait d’exiger d’une personne qu’elle soit célibataire – donc, le cas échéant, la forcer à divorcer – ou procéder à une conversion automatique du mariage en partenariat enregistré est indéfendable.

Le respect de la dignité humaine, le droit à l’égalité et à la protection contre les discriminations, le droit à l’intégrité psychique et physique ainsi que la protection de la sphère privée sont pourtant des droits fondamentaux prévus dans la nouvelle constitution genevoise en cours d’élaboration. En outre, l’article 40 de la future constitution précise que « quiconque assume une tâche publique est tenu de respecter, de protéger et de réaliser les droits fondamentaux ».

Les politiciens qui seront élus le 23 octobre doivent se battre ensemble pour le respect inconditionnel de ces droits fondamentaux, pour une société qui protège et intègre plutôt qu’une société qui exclue. Chacun doit pouvoir vivre en Suisse dans le respect de sa propre identité. Le combat transgenre démontre de façon symptomatique que l’Obscurantisme n’a pas encore été éradiqué dans notre société et qu’il y a encore matière à progresser sur la voie du respect de la diversité humaine.

La seule voie pour le progrès humain, c’est la connaissance. « Nous ne vaincrons les préjugés, l’ignorance et les phénomènes de rejet que par une information claire, efficace et dépassionnée. » a-t-elle conclu.

http://www.transgender-network.ch/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Transgenre

Alexandre Jöhl

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Campagne, libéralisme et position du parti – les interviews d’Alexandre Jöhl

Nous avons eu la chance, ces derniers jours, de faire découvrir notre programme et nos idées à un nombre considérable de personnes grâce aux diverses interventions médiatiques d’Alexandre Jöhl.

Afin de poursuivre le débat sur le sujet brûlant qu’est la dépénalisation des stupéfiants, nous vous encourageons à lire notre argumentaire, puis le rapport de la commission mondiale sur la politique des drogues (téléchargeable depuis l’argumentaire précité).

 

 

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Ce qu’on ne voit pas

La préparation d’une campagne n’est pas de tout repos, surtout au sein d’une jeunesse qui ne bénéficie pas de la structure organisationnelle d’un parti. En plus des tâches revenant à tout candidat aux élections, chacun se voit institué membre d’un comité électoral improvisé. Au programme : réflexion et rédaction du programme, rédaction d’articles à paraître dans diverses publications, stratégie de campagne, élaboration d’actions destinées à rendre visible notre petite association, etc. Autant dire que le travail est accablant et il faut de la conviction et de la motivation pour l’accomplir – certains ne l’imaginaient pas avant de se lancer dans une telle entreprise.

Les séances marathon éprouvantes à toute heure du jour et de la nuit se font au détriment des proches et par notre seule volonté d’engagement qui nous guide dans la recherche d’une société idéale. Les plus courageux y passent des nuits blanches qu’ils ne comptent plus. Tous tentent de revoir le monde dans sa globalité en parlant de tout et de rien mais en cherchant à trouver de nouvelles solutions et même de nouvelles façons de penser. Le brainstorming géant ne cesse jamais de vivre et fait naître successivement et inlassablement des idées de fous, des idées banales et des idées de génie. On réfléchit, on ressasse, on réfléchit à nouveau, on abandonne, on recommence, etc. Il en résulte des fous rires, des crises d’angoisse, des déceptions, des satisfactions, une joie immense…

Les séances de travail que nous avons vécues et que nous continuons à vivre se révèlent être un exercice très exigeant, tant intellectuellement que physiquement. Pourtant, cette expérience humaine est d’une richesse inestimable et nous conforte dans notre engagement malgré les aléas que celui-ci peut parfois engendrer.

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